LA JUSTICE POPULAIRE A GOMA : UNE INFRACTION QUI DEVIENT UN FAIT NORMAL

Comme tout porte bien à dire que la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord –Kivu, demeure une vaste agglomération en proie à l’insécurité grandissante causée par des raisons diverses qui ont émaillé pendant un temps la province, les cas des vols, d’extorsion, crimes et autres actes de violence ne cessent d’y être enregistrés perpétrés par des hommes armés souvent dits non identifiés, au détriment des paisibles citoyens.

Devant une impuissance des autorités censées à travers leurs services de sécurité mettre fin à ce cycle infernal des cruautés, les populations développent un certain nombre des stratégies pouvant leurs permettre d’en faire face.

Parmi elles, on peut faire mention de la justice populaire, une pratique qui pourtant constitue une infraction pénale à la loi congolaise en vigueur. Cela, par le fait que la justice reste l’apanage exclusif des organes judiciaires compétents reconnus par les textes juridiques du pays.

Par la justice populaire, aucune procédure  légale n’est en avance appliquée pour identifier la culpabilité des condamnés et les moyens par lesquels sa condamnation est mise en application.

La plupart des cas mettent en péril

Quel que soit le cas, les supposés  bandits et  voir même des innocents qui n’ont  ni de loin ou de pré des implications dans certaines affaires pour laquelle ils sont accusés perdent des vies. « Notre frère ne pas voleur ni bandit. Mais, ce matin nous l’avons retrouvé à demi-mort à l’hôpital de Kyeshero.  Selon les témoins, Il passait à côté d’une boutique et comme il avait pris un vers de trop, les jeunes du coin l’ont  confondu à un voleur et lui ont lapidé.  Il a eu la vie sauve grâce à l’intervention de la Police qui patrouillait dans les environs. »  Témoigne Riziki Furaha habitante du quartier Kyeshero

Au de-là des cas précédents observés dans divers quartiers  de la  ville de Goma, d’autres cas  identifiés  ne font que s’ajouter. Du premiers Août  à ce jours, trois personnes présumées voleuse et bandits,  parmi lequel un militaire ont été tous, victime d’une mort par lapidation toujours dans le quartier Kyeshero  dans la Commune de Goma, par la population en colère de l’assassinant d’un changeur de monnaies résident le quartier. « Malgré les condamnations faites par les autorités contre ces pratiques, rien de manière concrète n’est faite pour les éradiquer,   alors que les éléments moteurs de leurs prolifération reste connus. »  déplore Vincent Rutemayesu  notable du quartier.

Eléments Causaux

De ces éléments causaux, on citerait, la relaxation des bandits arrêtés par la population et remis à la police ou l’armée pour leur incarcération.Ces malfrats relâchés par les services de sécurité, on ne sait pas par quelle magie, retournent se venger contre ces habitants qu’ils tuent sans rien emporter avant de se tirer du coin pour  un temps consistant afin d’effacer les traces.  Ce qui fait que, les populations puissent opter pour la justice populaire au regard d’en finir avec leurs bourreaux aux fins de ne leur pas donner l’opportunité de  cette vengeance.

De tout ce qui précède, il sied de signaler que, les forces vives de la province, appellent donc les autorités à veiller à ce que ces pratiques qui deviennent peu à peu un fait habituel dans nos  villes cessent, en s’attaquant aux causes pour une solution définitive et avantageuse à la quiétude publique.

   Jean Paul Kombo

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