Insécurité à Goma : La population prend goût de la justice populaire sous la barbe des autorités.

La ville de Goma fait depuis un certain temps face à une insécurité grandissante et presque généralisée, caractérisée par le vol nocturne à main armée perpétré par des hommes armés jusque-là non encore bien identifiés, contre laquelle, la population ne cesse de se plaindre auprès des autorités compétentes qui en restent quasiment indifférentes.

Les coins les plus affectés sont, les quartiers, Murara, Ndosho, Kasika, Mabanga Sud et Nord, Mugunga, Kyeshero pour ne citer que ceux-là. Il n’y a que le quartier les volcans constituant le centre-ville de Goma qui en est épargné et les quartiers Himbi1 et 2 où elle est enregistrée à faible proportion.

Dans ces parties les plus affectées, ces malfrats viennent en grand nombre et dévalisent tour à tour plus ou moins 5 à 1à maisons par nuit sans en être inquiétés par qui que ce soit.

Une situation préoccupante qui laisse vivre les habitants desdits quartiers dans une psychose indescriptible et cela au quotidien en voyant leurs maisons dévalisées sous l’impuissance manifeste du pouvoir en place censé pourtant de les protéger.

Au-delà de l’insuffisance remarquable liée aux effectifs policiers y postés pour bien assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, s’ajoute le sous équipement et l’encadrement modique avec le salaire de misère leur accordé, ne permettant pas ainsi à ces derniers d’être efficaces sur terrain et remplir correctement la mission leur dévolue.

Les plaintes allant jusqu’au point de l’exigence de la démission non seulement de l’autorité urbaine, mais surtout des commandants de la police nationale de la ville plus particulièrement son numéro 1, fusent de partout. Les marches pacifiques y relatives visant uniquement à protester contre cette léthargie observée au sein des autorités pré-signalées, sont régulièrement organisées au triste désavantage des organisateurs qui n’en ont jamais trouvé gain de cause.

Tout en sachant bien que, la sécurité de personnes et de leurs biens qui est l’un des devoirs régaliens de l’Etat relève de la compétence du pouvoir central, la société civile se pose tant des questions qui restent pendantes sur l’indifférence des autorités par rapport ces réalités inquiétantes.

De la justice populaire

Cela amène au finish, les populations à développer les stratégies d’auto-prise en charge, dont l’organisation des patrouilles nocturnes assurées par des jeunes des quartiers, munis d’armes blanches et sifflets pour des alertes aux fins d’affronter ce problème auquel ils sont atrocement confrontés.

Delà, découle l’application stricte et régulière de la justice populaire sur tout celui qui se fait attraper ou suspecter, alors que la pratique demeure prohibée par la loi congolaise. Le comble n’en résulte que, cette pratique faisant l’objet d’une infraction pénale, commence déjà à enlever la vie de certains innocents pour la simple raison d’être soupçonnés et quelques mineurs qui par manque de quoi mettre sous la dent, tente de voler un bassin vide équivalent à 1500frc dans certains de ces quartiers. Ceci, à ne pas mettre de cêté les difficultés que traversent certains parents pour nourrir leurs familles suites aux mesures prises relativement à la lutte contre la pandémie de la maladie corona virus.

Que prévoient les autorités en place, pour arriver à endiguer ce comportement visiblement dangereux, qui élu progressivement domicile dans le chef de leurs administrés, par lequel, quelques cas de règlement de compte commencent déjà à être signalés ? S’interroge un membre actif de la société civile de la ville de Goma.

Dans tous les aspects abordés, l’impuissance,  sinon, l’absence du souci de ces dernières relatif à la protection de leurs concitoyens, ne font que se confirmer au jour le jour et les populations pour lesquelles elles doivent travailler en pâtissent toujours.

De tout ce qui précède, croient nos analystes avertis, la solution durable face cette insécurité ne proviendra que du renforcement des effectifs policiers, de leur équipement et encadrement adéquats.

« Ce qui parait être loin d’être faisable car, la primaire semble être d’abord réservée au remplissage des poches, et ensuite aux arrestations autour du programme de cent premiers jours du Chef de l’Etat », a-t-il enfin regretté.

Jean Paul Kombo

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