Nord-Kivu : L’Antenne du FFN Nord-Kivu dans la peau de l’année d’actions prônée par le Président de la République

Si, le mot d’ordre du chef de l’Etat inscrivant cette année de celle de l’action,    continue à raisonner comme un bruit sur les oreilles d’un sourd, au Fonds Forestier National (FFN)/ Nord-Kivu en sigle, l’heure est au travail pour répondre à cet appel lancé en prévision du développement durable de la nation au profit du bien-être de ses dignes fils et filles.

vue d’une erosion qui menace la Route Goma-Masisi par manque de reboisement

Déjà durant ses cent premiers jours de l’action de son programme quinquennal, les avancées significatives y relatives ont été observées dans le travail abattu par ce service d’utilité inévitable dans la protection de l’environnement ayant vocation de contribuer significativement à la lutte contre le réchauffement climatique tant décrié à travers le monde entier.

L’objectif de M. Ndavuga Maneno Directeur provincial du FFN/Nord-Kivu, est d’apporter un édifice considérable à la vision du gouvernement central instiguée par le Chef de l’Etat, celle de reboisement de plus d’un million d’arbres à travers la République afin de permettre une régulation climatique optimale, la RDC étant l’un des poumons en cette matière au niveau international.

Dans ce chapitre, un champ pilote et pépinières aux travers lesquels un espace de 22 hectares a été complètement reboisé à Gakombe dans le territoire de Masisi, ont été mises sur place.  A Goma, il a visité une brigade verte partenaire au FFN dénommée ASUDC qui regorge au moins 7500 plantules destinées à être plantées dans les jardins scolaires et différentes agglomérations de cette ville à vocation touristique.

Il effectue régulièrement des descentes sur terrain particulièrement à Rubaya toujours dans le territoire de Masisi où certains espaces ont été déboisés par des personnes emportées par la cupidité, pour se rendre compte de l’état du sol en perspective de procéder au reboisement à leur sein.

La sensibilisation axée sur l’importance de l’arbre dans la vie de tous les êtres vivants, reste l’un de ses chevaux de bataille pour laquelle il ne cesse de communiquer avec diverses autorités singulièrement celles dites de base en vue de les amener à inculquer en leurs administrés la culture de reboisement pour lutter contre la perturbation climatique qui du tout reste désavantageux à toutes les activités de l’homme.

Des difficultés

Le reboisement très capital pour sauver les Routes de Masisi

En ce point, il y a eu, a expliqué Monsieur Ndavuga Maneno, une contradiction entre les codes minier et forestier qui a compliqué le processus de la taxe relative au déboisement et reboisement. Ce sera par la mise sur pied de la loi n°18/001/ du 9 mars portant code forestier que les choses ont été mises au clair et recadrées. Cette loi, stipule dans l’un de ses articles que, toute personne qui, pour les besoins d’une activité est contrainte de déboiser une portion de forêt, est tenue au préalable d’obtenir à cet effet un permis de déboisement auprès de l’administration compétente. Sur le point 5 du passage soulevant les impôts, taxes, droits et redevances suivant les modalités de droit commun, il est mentionné la taxe sur le boisement qui devra être payée. Ce qui reste marrant, a-t-il regretté, est que cette disposition légale n’est jamais respectée surtout par des grandes sociétés minières œuvrant au Nord-Kivu telles que, la Société Minière de Bisunzu (SMB) à Masisi et Alphamin à Walikale, qui pourtant procèdent au déboisement de grandes étendues de terre sans payer cette taxe légalement reconnue par l’Etat congolais.

Ce qui, a-t-il ajouté, ne facilite pas la tâche au FFN de mener une action consistante de reboisement dans ces parties de la province du Nord-Kivu, dans le cadre du remplacement de la quantité d’arbres abattues par ces dernières en vue de répondre efficacement aux missions lui confiées par le gouvernement central.

Clôturant notre entrevue, le Directeur provincial du FFN au Nord-Kivu, a brossé la situation liée à la suspension d’un cadre de ce service à Beni par le Gouverneur de province pour la malversation financière.

Pour ce dossier, il a bien voulu éclairer l’opinion publique que cet état des choses ne concerne en rien le FFN, mais plutôt ce cadre qui s’est rendu coupable de cet acte répréhensible par la loi. Bref, a-t-il martelé, c’est une affaire personnelle, sauf, a-t-il  souhaité qu’il pourrait être mieux qu’il en soit informé comme son chef direct avant toute action relative à sa suspension.

Ce dernier s’est enfin dit déterminé à réaliser les missions lui confiées par sa hiérarchie pour contribuer de manière beaucoup plus significative à la vision du chef de l’Etat relative au développement de notre cher et beau pays.

Okito Teme Papy

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *