GREVE DES ENSEIGNANTS A GOMA : L’abbé Kitsa Daniel coordonnateur des écoles conventionnées catholiques s’est exprimé

« Ce n’est pas nous qui avons commencé   la grève que nous subissons, qui d’ailleurs  n’est pas partie des écoles conventionnées catholiques que nous coordonnons« , a déclaré le précité qui est bel et bien le coordonnateur de ces établissements scolaires pour le compte du diocèse de Goma.

C’était au cours d’un entretien qui a bien voulu accordé dernièrement à votre journal dans l’ultime but d’éclairer l’opinion sur ce qui se dit sur la grève récemment déclenchée au sein de différentes écoles dans cette ville et celle de Bukavu au Sud-Kivu.

Les élèves observés dans les rues de Goma ce Matin/ photo Rodriguez Kihimba

« Cette grogne a débuté à Bukavu pour enfin se prolonger à Goma dont les premiers pas n’ont pas été entamés par nos écoles, car nous avons bien dit à un journal qui est passé il y a peu à nos bureaux que, nous ne sommes pas pour la grève », a-t-il indiqué, avant de signaler qu’ils ne sont pas là pour envoyer les enfants dans la rue ou à la maison où ils courent certains risques, pendant qu’à l’école ils bénéficient d’un suivi qui les en épargne.Nous avons, a-t-il poursuivi, simplement constaté les enseignants se réunir sans nous associer, discuter et enfin prendre la décision d’entrer en grève. Et pour cela, nous ne pouvons pas croiser les bras en réfléchissant comment revenir à la table des négociations avec eux, pour pouvoir relancer les activités scolaires de l’année en cours.

une vue du Collège Mwanga sans élèves ce matin à Goma /photo Rodriguez Kihimba

Parlant de l’acte de l’autorité visant à  assumer la gratuité de l’enseignement de base qu’elle avait promise, il fait savoir qu’il y a promesse d’amélioration des conditions de vie et de travail de l’enseignant, pour laquelle des actes significatifs sont déjà posés.  A travers cette contribution préalablement faite par la hiérarchie nationale, des bonnes choses se profilent bien à l’avenir  pour lesquelles l’enseignant devra être patient, surtout que la patience reste amère mais à des fruits satisfaisants.  Pour ce faire, il a été majoré d’une somme de 139 000 franc sur le salaire de l’enseignant et un frais de fonctionnement un peu plus consistant par rapport au temps passé, a été accordé à chaque école selon les exigences de sa dimension.

 De la préoccupation de votre journal de savoir son avis sur le 800 dollars réclamer pour chaque enseignant, ce serait réclamer l’impossible, s’est-il étonné, en soulignant qu’à Goma aucun enseignant de l’école publique ne touche au-delà de 500 dollars, et cela ne peut être observé que dans plus ou moins deux écoles, dont l’école du cinquantenaire où je l’ai appris il n’y a pas assez de temps. Nous ne voulons pas qu’il y ait des polémiques à ce sujet, car nous prévoyons engager un dialogue beaucoup plus fraternel, convivial et constructif pour que les enseignants reprennent les cours pour le bien de nos enfants. Nous voulons vraiment a-t-il renchéri, avoir un échange qui nous permettra à ce que le chemin de l’école recommence à la place de mettre de l’huile au feu à travers les medias.  Comme message aux enseignants, l’abbé Kitsha Daniel les a appelés au retour à la raison car la grève observée ne fait problème qu’à Goma surtout que tant d’écoles poursuivent normalement les cours à l’intérieur de la province.

Il serait mieux pour eux de faire un peu une preuve de  patience et attendre ce que les autorités les ont donné comme promesse dont les premières actions sont encourageantes. Aux parents, également un peu de la patience à forte raison que les efforts et démarches sont en train d’être menés afin d’échanger avec les enseignants et voir dans quelle mesure les conscientiser en vue de retourner le plus vite possible s’occuper des enfants à l’école.   

Propos recueillis par Okito Teme Papy

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