Lutte Contre Ebola au Nord-Kivu: La riposte musèle la presse locale

On se posera finalement la question de savoir si c’est l’application du principe « vouloir une chose et son contraire ». La presse étant un canal de  transmission des informations au plus grand publique possible, devrait être mise au premier plan dans le cadre de la collaboration entre elle et l’équipe de Riposte contre la fièvre hémorragique à virus d’Ebola, pour une action solide y relative. Curieusement, elle reste minimisée par le staff communicationnel de la riposte qui semble œuvrer pour ses intérêts égoïstes visant à se taper de la fortune au détriment des milliers des personnes dont la vie demeure menacée par cette dangereuse pandémie.

Il ne point un secret que, la communauté internationale se mobilise dans cette lutte dont ne fut qu’une dose de négligence mettra le monde entier en danger, en rendant disponible des fonds susceptibles de contribuer à la réussite de l’anéantissement de cette  maladie.

Le comble s’en révèle que, certaines gens véreux ne cessent de tout mettre en œuvre pour chercher à s’en enrichir à la place de faire ce qui est visé par les bailleurs de fonds, sans la moindre inquiétude de ce que leur indélicatesse pourra causer comme tord dans l’accomplissement des objectifs leurs assignés. Les marches de réclamation de paiement des primes des agents commis aux postes de lavage des mains et de prélèvement des températures, enregistrés çà et là à travers la province en font un exemple éloquent.

La presse locale qui devrait être le partenaire privilégié de la Riposte dans cette bataille, est foulée au pied par la communication de cette structure qui sans excuse aucune, sait bien  que, les entreprises de presse restent en grande partie commerciales qui nécessitent des moyens pour leur bon fonctionnement.  La presse dans sa pluralité étant outil par excellence d’une sensibilisation tout azimut, ne mérite pas être victime d’une malveillance d’un groupe des personnes qui se rabat au clientélisme pour assouvir leur soif effrénée d’argent. Ainsi, il privilégie plus, les chaines internationales qui par contre détiennent des gros moyens de fonctionnement, en défavorisant celles qui produisent localement tout en sachant les conditions conjoncturelles précaires dans laquelle ces dernières fonctionnent en donnant le mieux d’elles-mêmes. Cette presse n’est nullement exigeante quand elle sait bien se battre pour une cause humanitaire, pour laquelle une petite contribution lui attribuée  lui suffirait, à la place de la couverture totale des frais relatifs à sa tarification. Ce qui est choquant demeure que, ces personnes commises à la communication de la riposte n’en tiennent pas compte, en faisant les choses à leur gré, alors que, pour un communicateur outillé, la règle du jeu  devrait mettre en contribution toute la presse locale pour son caractère de proximité. Il devient évident de se poser multiples questions sur cet état des choses telle que : Par quels critères ces gens de la communication de la riposte ont-ils  été sélectionnés ?   C’est dommage que, la réponse se fasse voir à travers leur comportement qui met en doute leurs atouts, capacités et diplômes.

Avec cette attitude, ils défient non seulement les bailleurs des fonds qui mettent leurs paquets pour la réussite de ce grand combat, mais surtout, le gouvernement congolais qui, à travers son ministre de la santé, a mis un accent particulier sur une gestion saine des fonds rendus disponibles à cette fin.

Cette posture apparentée aux sujets sans cœur, ne se limite pas simplement au niveau de la communication, apprend-t-on des sources proches de la riposte. Elle s’observe aussi dans d’autres branches, avec comme exemple le déséquilibre enregistré dans la sphère des experts et docteurs où l’on trouve au moins 80% des étrangers en défaveur des nationaux. Cette lutte devient un business, poursuivent nos sources, qui soutiennent que, c’est la cause même de la persistance de cette maladie au Nord-Kivu, qui par contre n’a pris que, quelques trois mois dans l’ex province de l’équateur pour son éradication totale.

Le tir, concluent ces sources crédibles, doit être rectifié dans la manière de faire, pour aboutir au résultat pour lequel la lutte est engagé et le fond débloqué, avant qu’on en arrive au pire tel que, la mise en quarantaine de la province, surtout à titre illustratif, avec la récente déclaration de l’OMS soulignant que, cette pandémie au Nord-Kivu commence à présenter une menace sur la sécurité de la santé internationale.

Le Bulldozer

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