L’hygiène menstruelle mal connue par bon nombre de gens au Nord-Kivu

Six ans après sa création, la journée internationale de l’hygiène menstruelle reste moins connue par bon nombre de gens et ses biens faits dans la société au Nord-Kivu.

En effet, la journée mondiale de l’hygiène menstruelle a été créé  dans le but  de rompre le silence  et de  diffuser les informations afin de permettre à la communauté en général et dans le milieu  scolaire en particulier de communiquer sur l’amélioration  de la  gestion de l’hygiène menstruelle.  Cela après plusieurs études, des ONG et associations œuvrant dans ce domaine, notamment le fonds des nations unies pour l’enfance  Unicef, qui estime qu’au Nord-Kivu, 66% des jeunes filles en âge de menstruation ne disposent pas d’une bonne information  là-dessus, avant d’être confrontées à leurs premières Règles. Ce qui rend l’expérience négative, traumatisante, jusqu’à  en causer plusieurs dégâts notamment les grossesses non désirées, l’arrêt  brusque de la scolarité et autres … «  Par manque de dialogue avec mes filles,  un jour en revenant  du travail pendant  ma pause de midi ; j’ai failli me battre avec ma femme en trouvant mes 3 filles à la maison alors qu’elles devraient être à l’école. Pendant que je haussais la voix, c’est là que l’une d’entre elle me dit d’une voix basse, papa nous sommes indisposées toutes, pas la faute de maman.»   nous explique Charly Makambo père de famille habitant la ville de Beni (située à 350 km de la ville de Goma). Pourtant, il ne pas le seul parent  dans cette partie du Pays, à ne pas avoir un dialogue permanant  sur la menstruation avec  cette catégorie de population considérée comme un tabou chez les Bantous.  Alain pierre, Père de deux filles nous parle de son calvaire : «  Ma femme était absente, je suis resté avec mes deux  filles. Je n’ai jamais eu une discussion concernant leurs menstruations au paravent, et pendant ce temps  l’une d’elle avait vu ses règles. Chose que seule leur maman s’en occuper.  Il fallait beaucoup de courage pour que l’on en parle, et  cela après l’intervention de ma bonne. » 

Sur ce, il est a noté que, c’est  pendant  la célébration de cette journée que l’on doit apprendre à cette  populations ignorante  le cycle menstruel d’une femme qui devras  aider la jeune fille à éviter les grossesses accidentelles  . 

Absente de l’école suite aux règles

Parmi les objectifs  de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle, figure l’éducation  et l’information des populations  féminines  sur l’hygiène menstruelle.

Comme pour dire, une fille ne doit faire l’école buissonnière suite à la présence de ses règles ; état donné que, en avoir ne pas synonyme d’une maladie. C’est-à-dire,  l’école doit améliorer  son milieu pour favoriser à la fille à bien gérer  sa période  de menstruation et cela, dans les bonnes conditions. Hélas, au Nord-Kivu en général et à Goma en particuliers,  60 filles sur 100 en âges de Scolarité s’absentent régulièrement au cours pendant leurs règles. «  Alors que dans les pays développer, l’on rend disponible  les matériels et  de l’espace nécessaires pouvant aider une fille à bien gérer ses règles à l’école, chez nous c’est le contraire. » Nous relate un responsable d’une école à Goma, avant  de continuer « Aucune école ici chez nous à Goma dispose d’une espace réservé aux filles pour leurs permettre de s’entretenir au cas où elles aient des règles à l’école. Si c’est le cas, directement elle rentre à la maison jusqu’à sa fin. » (sic !)

L’hygiène menstruelle  demeure un défi

De tout ce qui précède, l’hygiène menstruelle est un défi à relever chez les femmes et les jeunes filles du Nord-Kivu qui, jusque-là,  éprouve des difficultés à discuter  de la question avec leurs parents, voire les autres membres de la famille.  Pour d’autres, seule la maman peut en parler avec sa fille car la menstruation est une question qui concerne les femmes. Pour le Docteur kayumba de l’Hôpital du Nord-Kivu,  « l’hygiène menstruelle reste un défi pour la femme en général au N-K, car 5 sur dix des filles en âge de procréation (15 à 18 ans)  tombent enceinte  sans le savoir  et arrête leurs études à cause d’une mauvaise gestion de leur Cycle mensuel, mais aussi le manque d’information sur ce point. » Voire  les femmes adultes éprouvent  mêmement   les difficultés de bien gérer leur menstruation. «  Présentement j’ai 8 enfants et bientôt un neuvième. Mon mari et moi, n’avons pas fait des grandes études, et  n’arrivons pas à   bien planifier nos naissances.  Je n’arrive pas personnellement  à connaître ma périodicité (début et la fin de mes règles), cela à un impact négatif sur notre famille. »

Somme toute,  nous devons retenir que la gestion de l’hygiène menstruelle est une question qui mérite une attention particulière de tout un chacun au Nord –Kivu, surtout des autorités en milieu scolaire pour permettre aux enfants de sexe féminin, en âge de menstruation,  de bien étudier et finir leurs études en bonté.  

Papy Okito Teme ��w���DG

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