EPSP-EFTPMA: La Ministre Provinciale de l’Éducation au Nord-Kivu, Adèle Bazizane au cœur des troubles

Nonobstant toutes les décisions prises par les autorités compétentes et en dépit des rapports divers produits par les responsables des directions provinciales d’EFTPMA Nord-Kivu 1 et 2, au Nord-Kivu, tout reste bloqué presque. La Ministre Provinciale de l’Éducation étant citée pour son appui en faveur de l’EPSP en violation de toutes les dispositions légales en vigueurs.

« Dans les écoles purement techniques, le même circuit de perception est à observer tout en laissant aux inspecteurs principaux provinciaux de l’Enseignement et Formation Professionnel, Métier et Artisanat EFPMA en sigle, le pouvoir de gérer les frais chacun selon sa province éducationnelle ». Cet alinéa de l’article 2 de l’arrêté provincial n° 01/084/CAB/GP-NK/2019 du 19 février 2019 fixant les frais d’organisation matérielle de l’examen d’Etat édition 2019 en province du Nord-Kivu, partout limpide reste torpillé par l’IPP de l’EPSP Nord-Kivu 1 et 2. Deux autorités éducationnelles qui utilisent des espèces sonnantes et trébuchantes pour faire régner désordre et chaos.
Et la Ministre Adèle Bazizane cautionne. « J’ai demandé que l’EPSP récolte tant d’argents,… », Nous a-t-elle déclaré lors d’un entretien téléphonique. Des paroles d’une femme d’État qui vident l’esprit et la lettre de l’arrêté du gouverneur contresigné par elle. «  C’est très grave quand une autorité provinciale de l’éducation s’efforce de piétiner ses propres textes. Cela dénote son opposition déclarée au bon fonctionnement de l’EFTPMA dans la seule province, le Nord-Kivu, qui traine encore les pas », regrette l’un des responsables de la société civile. Depuis 1998, l’EXETAT s’organise sur base d’un arrêté ministériel n° MINEDUC/CBMIN/EPSP/0087/98 du 14 juillet 1998 portant mesures transitoires relatives à l’organisation de l’examen d’État de fin des études secondaires du cycle long. Dans l’ordonnance présidentielle du juillet 2017 portant attribution des ministères, il est bien spécifié que : l’organisation des épreuves certificatives (comme l’EXETAT) est une matière de collaboration entre les ministères de la FTPMA (en charge des écoles organisant les filières techniques), et l’EPSP (en charge des écoles organisant les filières générales et normales). Mais Mme la Ministre Adèle Bazizane ne l’entend de cette oreille. « L’organisation de l’EXETAT est du ressort de l’EPSP uniquement nous a-t-elle révélé». Une violation manifeste de ladite ordonnance présidentielle de 2017. Ce qui rajoute et réactive la confusion dans le chef des partenaires éducatifs du gouvernement congolais avec grand étonnement. «  C’est aberrant les désordres qui sévissent ici au Nord-Kivu. A chaque arrêté provincial, la Ministre se contredit, et contredit sa signature avec ces genres d’instructions verbales qu’elle distille aux directeurs provinciaux de l’EPSP et FPMA. C’est du gâchis qui devait interpeller la conscience du Gouverneur Feller Lutaichirwa juriste de formation », a déploré Stanislas Muhindo un acteur de l’éducation. Dans plusieurs écoles organisant les filières techniques, les agents de l’EPSP y perçoivent illégalement les frais divers. Les directeurs provinciaux de l’EPSP ont dans l’illégalité la plus nue du monde donné ordre à ses collaborateurs de tout pouvoir et de sanctionner (sic) tout chef d’établissement et gestionnaire qui respecterait l’arrêté du 12 septembre 2018 qui dit que l’EFTMA, gère les écoles organisant les filières techniques. Il en est de même des IPP de l’EPSP qui prennent eux aussi, les frais (souches et autres) payés même par les élèves finalistes des options techniques, ce qui est clairement interdit par l’art 2 de l’arrêté provincial du 19 février 2019. En province éducationnelle Nord-Kivu, les préfets sont intoxiqués pour menacer les responsables de l’EFTPMA qui passeraient dans leurs écoles, dont certains menacés même de mort.
Pourtant, depuis le 12 sept 2018, par l’arrêté n°001/144/CAB/GP-NK/2018 fixant les frais de scolarité pour l’année 2018-2019 ne province du Nord-Kivu, le Gouverneur Julien Paluku, l’honorable qui a imprimé une valeur ajoutée au secteur de l’éducation dans la province avait éclairé les choses. « Les écoles secondaires d’enseignement normal et général et celles hybrides dépendent de leur direction provinciale de l’enseignement primaire et secondaire, alors que organisant purement les options techniques et professionnelles, sont du ressort de leur direction provincial de l’enseignement technique et professionnel », stipule l’art 9 dudit arrêté. Bien que devant gérer aussi les filières techniques dans les études hybrides comme partout dans toutes les provinces de la RDC, les directions provinciales de l’EFTPMA, se sont tout de même réjouies. « Cet arrêté vient de très loin », reconnait un responsable. Pendant toute année la Ministre bloquait toujours la signature de cet arrêté au grand mécontentement de la coordination provinciale de la société civile sous la direction de M. thomas d’Aquin Muiti, à l’époque. Les directeurs provinciaux de l’EPSP avec des très fortes relations tissées avec la Ministre Bazizane étaient mécontents de voir qu’une grande portion d’écoles devait leur être soutirée. Les 50 options organisées au secondaire en RDC, 40 sont en effet techniques. «  En fin de plaire à ses autorités de l’EPSP, la Ministre Provincial de l’Éducation avait dans un premier temps retardé pendant plus d’une année la signature de cet arrêté du 12 sept 2018, par la suite laisser les filières techniques des écoles hybrides à l’EPSP », analysait un élu du peuple. Vident de ce fait le point 3 de l’art 6 du même arrêté qui stipule « Les frais de bulletin scolaire 1000frc. Conformément aux instructions en vigueur, seuls les ministères de l’EPSP et de la formation professionnelle, métier et artisanat, chacun selon sa sphère de compétence, sont habilités à concevoir le modèle et à le mettre en circulation… ». Comment mettre les bulletins scolaires à la disposition des écoles et ou des options techniques que l’on ne contrôle pas ? S’interrogent plusieurs chefs d’établissements des écoles hybrides qui peinent à trouver des bulletins pour leurs enfants. Sous d’autres cieux 2018, signé une circulaire qui étaye la gestion des différentes idées comme l’on fait ses collègues dans toutes les provinces. Le Nord-Kivu ne doit pas jouer la mauvaise exception. Cela, ajoute l’analyste, devait dédouaner la Ministre de tout soupçon ou esprit partisan en faveur de l’EPSP. Et surtout sur la gestion des différents frais payés par les parents, les 600Fc par élève et par ou du Foped et 3000Fc soutirés sur les frais des souches, tous gérés par le ministre provincial de l’Éducation.
Avec l’avènement du nouveau chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, il est impérieux que l’ordre soit restauré dans ce secteur surtout ici au Nord-Kivu, où le tribalisme, favoritisme, le détournement et le clientélisme règne en maitre. Le Gouverneur Feller Lutaichirwa devra faire preuve de doigté enfin de sauver ce qui peut l’être encore, car l’enseignement technique reste très indispensable pour l’émergence socio-économique du Nord-Kivu et de toute la République.

LE TRANSCENDANT !

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