Embargo sur les armes en RDC : le Gouvernement peut s’approvisionner librement, La cellule Embargo de la Monusco explique aux journalistes

Au cours du briefing hebdomadaire de la Monusco Nord-Kivu du mardi 30/11/2021 tenu dans le centre de presse  William Elachi au bureau Delta de cette mission à Goma, des journalistes de différents organes œuvrant dans cette ville à vocation touristique, ont bénéficié des amples détails sur le rôle que joue la cellule d’embargo de cette dernière, leur fournis par Mme Maïté François et l’un de ses collègue, tous experts en armement au sein de ladite cellule.

A en croire M. Amadou Ba, responsable du bureau de l’information publique de la Monusco Nord-Kivu, cette séance programmée au-delà des activités traditionnelles  du briefing hebdomadaire, est à classer dans le panier de la recherche de la mission visant à mettre à travers les journalistes, qui présentent un couroi par excellence de transmission des messages entre la population et diverses organisations, le maximum possible du public au parfum de son action relative aux objectifs lui assignés en RDC par le conseil de sécurité de l’ONU.

Dans son exposé, Mme Maïté François a indiqué que, la cellule d’embargo  de la Monusco a bel et bien été mise sur  pied en 2018 pour aider la MONUSCO dans la mise en œuvre de son mandat, notamment la surveillance de l’embargo décrété par le Conseil de Sécurité des Nations Unies mais aussi, faire face à la prolifération et à la circulation illicites d’armes légères et de petits calibres  ainsi que d’autres matériels connexes qu’utilisent les groupes armés et pourtant  non autorisés d’accéder à ces instruments de guerre.

Ces renseignements, a-t-elle expliqué, ont pour but, d’outiller les populations de cette province du rôle de cette cellule qui généralement demeure mal connu à travers toute la République Démocratique du Congo.

Ses activités, a-t-elle poursuivi, sont orientées sur trois axes notamment :- La documentation d’armes, minutions et d’autres matériels de guerre  détenus par éléments issus de forces négatives censés de ne pas en posséder ;- l’amélioration des paramètres de fonctionnement des mécanismes d’embargo, pour mieux remplir la mission qui est la sienne ; et enfin, la coopération avec les autorités dans la gestion et le traitement d’armes et munitions de guerres retirées de ces groupes afin d’éviter leur réorientation   vers des fins nocives et répréhensibles.

Elle a ensuite souligné que, ces tâches font parties du mandat de  la Monusco et tous les Etats membres de l’ONU sont appelés à respecter les  principes de l’embargo au regard d’éviter   d’écoper des sanctions relatives à sa violation infligées par le comité de sanctions mis en place par le conseil de sécurité de nations unies.

Ces sanctions, a-t-elle ajouté, sont d’application en cas de violation de l’embargo et sont classifiées en deux catégories ci-après : -celles dites violations techniques et substantielles. Les violations substantielles qui  sont  les plus graves s’expliquent par le transfert d’armes et matériels connexes aux destinataires frappés de la mesure d’embargo.

Répondant à quelques préoccupations de journalistes, Mme Maïté François a fait savoir que,le Gouvernement de la RDC a un droit d’approvisionnement libre en matériels mais,lors de son approvisionnement en arme, son fournisseur devra simplement notifier  le conseil de sécurité de l’ONU. Et la  cellule d’embargo de la Monusco  a déjà depuis sa mise en place, examiné 6000 armes et 40 000 munitions de guerre de la circulation illicite.  

Cette structure, a-t-elle conclu, tient à atteindre  avec succès les objectifs pour lesquels elle a été mise sur  pied, ceux d’accompagner l’Etat congolais dans ses  démarches visant à éradiquer la circulation illicite d’armes  légères et de  petits calibres, dans le but  du renforcement effectif de la sécurité des personnes et de leurs biens.

Okito Teme Papy

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