RDC: Le ministre du Commerce Extérieur Jean Lucien Busa fait adopter le projet de loi portant ratification de l’accord sur la ZLECAF

(Propos recueillis par Okito Teme Papy)

 Il n’est pas de l’amère à boire quant à dénicher qui de membres de l’exécutif national par leurs actions, se battent bec et ongle pour remplir dignement les missions leur attribuées par la haute hiérarchie de la patrie, en perspective du bien être du souverain primaire pour qui, ils doivent œuvrer . Le Ministre National du commerce extérieur, Son Excellence, Jean Lucien Busa, qui, par ce souci est parvenu à convaincre la chambre haute du parlement national  d’adopter pour loi portant ratification de l’accord sur la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAF), en fait une preuve éloquente et à encourager.

Par ses réponses bien précises et conçues aux préoccupations soulevées la veille par les sénateurs lors du débat général relatif aux analyses portées sur son projet axé sur cette loi proposé après son adoption par l’assemblée nationale, le Sénat congolais  l’a à son tour  adopté lors d’une plénière organisée pour cette fin, vendredi 2 avril de l’année en cours.

Dans sa défense à cette séance, il a de prime abord reconnu la qualité des interventions des élus des élus, sur l’examen dudit projet de loi, basées sur les analyses rigoureuses, la pertinence et la vérité qui ne sont focalisées que, sur leur détermination à exiger du gouvernement, de rompre avec le paradoxe de l’économie congolaise, celui « d’un pays aux potentialités immenses, avec une économie qui peine encore à prendre la vitesse qui lui faut pour sa transformation structurelle ».

Il a ensuite fait mention de multiples défis à relever, sans lesquels, l’économie du pays tardera toujours de prendre l’élan de développement souhaité en vue d’une économie forte, compétitive et résiliente, parmi lesquels : – le défi de la connectivité du pays à l’interne et à l’externe ; – l’intégration économique nationale ;- le développement des infrastructures de base ;- l’accroissement  de l’offre énergétique ;- une fiscalité inactive ;-un système financier avec un marché financier attractif et propice à l’entreprenariat ;- le défi de développement agro-industriel ;- la relance de l’industrie de transformation ;-le développement d’une économie compétitive ;- la fin de l’insécurité ;- l’amélioration de la lutte contre la corruption et l’amélioration du climat des affaires ainsi que, la diversification économique, pour ne citer que ceux-là.

Ceci, avant d’indiquer quelques secteurs dans lesquels sont logés les capacités de la RDC à pouvoir réaliser le meilleur saut de crapaud et hisser très loin de sa position économique actuelle en Afrique et dans le monde en n’y travaillant dès maintenant, notamment,  l’agriculture et forêt, l’élevage et pêche, l’hydrocarbure, infrastructures, industrie, électricité, banque, transport, télécommunication, tourisme…

Le Ministre Jean Lucien BUSSA, a  également à cette occasion, rassuré les honorables sénateurs sur les mesures d’encadrement prises par l’État congolais pour que l’industrie congolaise ne tombe pas à la suite des échanges continentaux. De ces mesures, a-t-il souligné, il est principalement à noter, la mise en place d’une commission de suivi de cet accord.

Dans ce brillant et convaincant exposé présentant ses éléments de réponse aux préoccupations soulevées par les sénateurs, le n° 1 du ministère de Commerce Extérieur de la République Démocratique du Congo, a pu balayer toutes les questions importantes y relatives au grand satisfecit de ces derniers qui en ont souscrit  positivement suite à la pertinence de ses propos leur fournis jugés constructifs et convaincants.

Il les a, ine fine, remerciés et félicités, pour avoir situé les vraies questions des politiques économiques qui lui contraignent entant qu’élite dirigeante, au changement des paradigmes pour espérer remettre la RDC, au diapason des économies de référence et surtout permettre au peuple de bénéficier des retombées positives de multiples et abondantes ressources qu’égorgent le sol et sous-sol congolais tout en sortant son économie de sa fragilité avérée quasi-systémique.

A noter que, sur 78 sénateurs présents, il y a eu 75 votant pour, 1 contre, 2 abstentions et  que, lors de la plénière précédente, plus de vingt sénateurs avaient pris la parole  pour exprimer leurs inquiétudes par le fait qu’à les en croire, la RDC ne produit presque rien qui puisse justifier ou favoriser la ratification de cet accord qui se veut bien aller dans le sens du principe d’un rendez-vous du donner et du recevoir.

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